Œuvre originale peinte sur planche de skate recyclée
Dans le silence dense du feuillage, un visage émerge — non pas comme une apparition, mais comme un rappel. Celui d'Ève, première conscience, première respiration mêlée à la sève du monde. Ses yeux verts, presque translucides, ne regardent pas vers nous : ils regardent à travers nous, comme si des siècles de mémoire végétale s'y étaient déposés.
Le corps se dissout dans les feuilles. La peau et la chlorophylle se répondent, s'enchevêtrent, refusent de se séparer — car c'est bien là le cœur de cette création : rappeler que l'être humain n'est jamais extérieur à la nature, mais un prolongement d'elle, une feuille parmi les feuilles, un souffle parmi les souffles.
Sous les nervures peintes, des mots affleurent — à peine lisibles, comme des incantations enfouies : être libre, la pensée, trouver sa voie. Ce ne sont pas de simples inscriptions décoratives, mais des fragments d'un texte intérieur, une prière écrite sous l'écorce, que seul un regard attentif — un regard qui prend le temps de voir plutôt que de regarder — parvient à déchiffrer.
Le support lui-même porte un message. Cette planche de skate, arrachée à sa fonction première, vouée au mouvement, à la vitesse, à l'usure du bitume, devient ici un autel. Le bois qui portait des chutes et des envolées devient le socle d'une renaissance. Rien ne meurt vraiment : tout se métamorphose. C'est la matière elle-même qui rejoue le mythe d'Ève — une seconde vie, une résurrection tranquille, une énergie recyclée qui vibre encore de son ancien élan.
Une énergie vibratoire
L'œuvre dégage une fréquence lente et enracinée, proche de celle des forêts anciennes. Le vert profond agit comme un ancrage, un rappel à la terre, tandis que les touches orangées et cuivrées dans les feuilles évoquent une flamme intérieure — le feu de la conscience qui couve sous l'apparente immobilité végétale. Le regard d'Ève, lui, porte la vibration la plus haute de la pièce : celle de l'éveil, de la présence pure, du moment où l'on cesse de se cacher pour enfin être vue.
Interprétation
Ève, ici, n'est pas la figure de la faute biblique, mais celle du commencement — la première à porter en elle la mémoire du vivant, la première à choisir de sortir du silence. Se dévoiler à travers les feuilles, c'est accepter d'être à la fois protégée et exposée, sauvage et consciente. C'est une méditation sur la liberté : celle qu'on trouve non pas en s'échappant de la nature, mais en s'y enracinant pleinement.
Dimension : 31 po (H) X 8 po (L) Technique mixte, acrylique et collage sur toile
*Shipping en sus
Œuvre originale peinte sur planche de skate recyclée
Dans le silence dense du feuillage, un visage émerge — non pas comme une apparition, mais comme un rappel. Celui d'Ève, première conscience, première respiration mêlée à la sève du monde. Ses yeux verts, presque translucides, ne regardent pas vers nous : ils regardent à travers nous, comme si des siècles de mémoire végétale s'y étaient déposés.
Le corps se dissout dans les feuilles. La peau et la chlorophylle se répondent, s'enchevêtrent, refusent de se séparer — car c'est bien là le cœur de cette création : rappeler que l'être humain n'est jamais extérieur à la nature, mais un prolongement d'elle, une feuille parmi les feuilles, un souffle parmi les souffles.
Sous les nervures peintes, des mots affleurent — à peine lisibles, comme des incantations enfouies : être libre, la pensée, trouver sa voie. Ce ne sont pas de simples inscriptions décoratives, mais des fragments d'un texte intérieur, une prière écrite sous l'écorce, que seul un regard attentif — un regard qui prend le temps de voir plutôt que de regarder — parvient à déchiffrer.
Le support lui-même porte un message. Cette planche de skate, arrachée à sa fonction première, vouée au mouvement, à la vitesse, à l'usure du bitume, devient ici un autel. Le bois qui portait des chutes et des envolées devient le socle d'une renaissance. Rien ne meurt vraiment : tout se métamorphose. C'est la matière elle-même qui rejoue le mythe d'Ève — une seconde vie, une résurrection tranquille, une énergie recyclée qui vibre encore de son ancien élan.
Une énergie vibratoire
L'œuvre dégage une fréquence lente et enracinée, proche de celle des forêts anciennes. Le vert profond agit comme un ancrage, un rappel à la terre, tandis que les touches orangées et cuivrées dans les feuilles évoquent une flamme intérieure — le feu de la conscience qui couve sous l'apparente immobilité végétale. Le regard d'Ève, lui, porte la vibration la plus haute de la pièce : celle de l'éveil, de la présence pure, du moment où l'on cesse de se cacher pour enfin être vue.
Interprétation
Ève, ici, n'est pas la figure de la faute biblique, mais celle du commencement — la première à porter en elle la mémoire du vivant, la première à choisir de sortir du silence. Se dévoiler à travers les feuilles, c'est accepter d'être à la fois protégée et exposée, sauvage et consciente. C'est une méditation sur la liberté : celle qu'on trouve non pas en s'échappant de la nature, mais en s'y enracinant pleinement.
Dimension : 31 po (H) X 8 po (L) Technique mixte, acrylique et collage sur toile
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