Le visage se referme sur lui-même, paupières closes, tourné vers l'intérieur plutôt que vers le monde. Ce n'est pas un sommeil : c'est un retrait volontaire, un moment où l'on cesse de regarder au-dehors pour mieux écouter ce qui se passe en dessous. Autour d'elle, l'eau et le vent se confondent en longues mèches turquoise, comme si tout son être s'était liquéfié pour mieux se laisser porter.
Dans ses cheveux, des fleurs rouges éclatent — vives, charnelles, presque bruyantes dans ce paysage par ailleurs tout en fluidité. Elles portent le feu de ce qui reste vivant et ardent même dans le repli, même dans le silence : le désir, la mémoire, la beauté qui persiste sous la surface calme.
Sur sa peau, deux poissons koï tracés à l'encre légère glissent en cercle, comme un tatouage venu d'un rêve ancien. Le koï, dans les traditions qu'il évoque, est cet être qui remonte le courant sans jamais s'épuiser, qui transforme l'effort en grâce. Ici, il devient le gardien discret de son repos — la promesse qu'elle peut se laisser dériver sans se perdre, que quelque chose en elle continue d'avancer même à l'arrêt.
Tissée dans les remous et sur sa peau, la phrase familière revient une fois encore : je ne suis jamais seule — non plus criée, mais chuchotée, comme une berceuse qu'on se répète pour s'endormir en confiance.
Interprétation
Abeline est une œuvre sur l'abandon confiant — ce moment où l'on accepte de fermer les yeux, de se laisser porter par le courant plutôt que de lutter contre lui, en sachant qu'une présence invisible veille et nous garde à flot.
Dimension : 14 po (H) X 11 po (L) X 1,5 po (épaisseur) Technique mixte, acrylique et collage sur toile
Le visage se referme sur lui-même, paupières closes, tourné vers l'intérieur plutôt que vers le monde. Ce n'est pas un sommeil : c'est un retrait volontaire, un moment où l'on cesse de regarder au-dehors pour mieux écouter ce qui se passe en dessous. Autour d'elle, l'eau et le vent se confondent en longues mèches turquoise, comme si tout son être s'était liquéfié pour mieux se laisser porter.
Dans ses cheveux, des fleurs rouges éclatent — vives, charnelles, presque bruyantes dans ce paysage par ailleurs tout en fluidité. Elles portent le feu de ce qui reste vivant et ardent même dans le repli, même dans le silence : le désir, la mémoire, la beauté qui persiste sous la surface calme.
Sur sa peau, deux poissons koï tracés à l'encre légère glissent en cercle, comme un tatouage venu d'un rêve ancien. Le koï, dans les traditions qu'il évoque, est cet être qui remonte le courant sans jamais s'épuiser, qui transforme l'effort en grâce. Ici, il devient le gardien discret de son repos — la promesse qu'elle peut se laisser dériver sans se perdre, que quelque chose en elle continue d'avancer même à l'arrêt.
Tissée dans les remous et sur sa peau, la phrase familière revient une fois encore : je ne suis jamais seule — non plus criée, mais chuchotée, comme une berceuse qu'on se répète pour s'endormir en confiance.
Interprétation
Abeline est une œuvre sur l'abandon confiant — ce moment où l'on accepte de fermer les yeux, de se laisser porter par le courant plutôt que de lutter contre lui, en sachant qu'une présence invisible veille et nous garde à flot.
Dimension : 14 po (H) X 11 po (L) X 1,5 po (épaisseur) Technique mixte, acrylique et collage sur toile